L’impact du coronavirus sur le marché de l’immobilier en France 

 

Malgré un contexte économique souvent négatif, la situation de l'immobilier en France au début du printemps 2020 se présentait comme avantageuse, en raison du taux du crédit immobilier toujours historiquement bas, incitant les particuliers à investir dans des biens fonciers. Cependant, l'impact du coronavirus, ou plus précisément, du confinement et de l'état d'urgence sanitaire décrétés par le gouvernement, ont freiné les ambitions des Français.e.s. Peut-on pour autant envisager de parler de crise de l'immobilier ? Afin de bien comprendre l'évolution réelle du marché de l'immobilier en France, il convient d'étudier plus en détail les chiffres clefs du secteur, de façon à pouvoir en tirer des enseignements concrets, afin d'appréhender de manière rationnelle les mois à venir.

 

Le bilan global de la situation

 

Au cours des dernières années, de 2015 à 2019, le marché de l'immobilier a connu une croissance importante, entraînant une hausse des prix à l'achat, et pas uniquement dans les grandes villes. Au début du printemps 2020, cette tendance s'est accélérée, avec une augmentation annuelle sur 12 mois de l'ordre de 5,2%, contre 3,5 en 2019 au même moment (chiffres du baromètre Seloger.com ).

 

Cependant, la crise du coronavirus et le confinement de 2 mois qu'a connu la France, a entraîné une diminution logique des déplacements physiques, ainsi qu'un report de nombreuses procédures d'achat, mettent le marché de l'immobilier dans une situation d'attente. Pendant le confinement, le secteur a enregistré une diminution de son activité pour la première fois depuis 2015, mais il faut préciser qu'elle n'a été que de - 1,2 % sur le nombre de transactions, qui avait atteint un niveau extrêmement élevé, dépassant le million en 2019.

 

L'évolution des prix immobiliers dans les grandes villes

 

Plus encore qu'au niveau national tout compris, la plupart des grandes villes de France ont connu une véritable flambée des prix depuis 2015, confirmée en 2019. C'est le cas tout particulièrement à Paris (+ 25%), Lyon (+ 27,7 %), Brest (+ 21, 8 %), et Bordeaux ( + 38,5 %). Un article de Capital, datant d'avant la crise liée au coronavirus, mettait toutefois en lumière des exceptions quant à certaines villes, où les prix immobiliers avaient diminué en 2019 : Toulon (-3,1%), Limoges (-4,1%), ou encore Nîmes (-8,2%). Mais aussi des cas plus "intermédiaires", comme celui de Grenoble ou d'Orléans, où l'augmentation des prix est restée faible sur la même période.

 

Ces hausses remarquables vont de pair avec une croissance du marché de l'immobilier, très nettement marquée dans les grands ensembles urbains évoqués ci-dessus. Les villes enregistrant une diminution de leurs prix connaissent justement une tendance inverse, avec une demande moindre de la part des potentiels acheteurs de biens fonciers. Pour ce qui est des plus grandes cités de France, la crise du coronavirus inversera-t-elle cette évolution ?

 

La chose n'est pas certaine, si l'on prend en compte le cas de la Bretagne , portée par les pôles de Nantes et de Rennes : il s'y déroule une reprise des achats après la crise, surtout en ce qui concerne les logements et terrains spacieux. Il existe toujours peu d'offres et la demande en maisons individuelles augmente, comme au niveau national.

 

Existe-t-il un impact du coronavirus sur les taux du crédit immobilier ?

 

En 2019, les taux de l'emprunt pour les particuliers ont chuté à un niveau record, passant parfois en dessous de la barre des 1,15 %, assurance non comprise. Face à un recours plus élevé, les principales banques ont décidé, avant la crise du COVID-19, d'un durcissement des conditions d'éligibilité, notamment pour éviter les risques de surendettement. L'effet a été remarqué pendant la crise du coronavirus, où beaucoup de spécialistes constataient une baisse du nombre de prêts immobiliers à hauteur de - 7,8% au printemps.

 

Malgré des inquiétudes légitimes de la part des Français.e.s, les notaires nationaux ne constatent pas de hausse des taux du crédit immobilier, qui reste de ce fait dans une situation avantageuse pour les particuliers, du moment que votre dossier de candidature se révèle convainquant pour les organismes bancaires et les assurances.

 

 

Quelles perspectives pour 2020 et 2021 ?

 

Une diminution de l'activité dans le secteur, liée à la baisse de la demande, entraînerait dans ce scénario une hausse des logements disponibles à la vente. Le baromètre Seloger.com évoquait dès avril la possibilité d'une chute importante des prix immobiliers en France pour la période à venir, et d'autres sites constatent une augmentation de la proportion de vendeurs par rapport aux acheteurs, ce qui va dans le sens d'une baisse des prix.

 

Cependant, les derniers chiffres, relayés notamment par Mysweetimmo , révèlent au début de l'été une montée des prix dans les grandes villes de 0,4 %, et en campagne de 0,3%. Selon ces indicateurs, l'impact du coronavirus sur l'immobilier n'a pas eu l'effet attendu, et le retour à la "normale" se poursuit, de même que la hausse des prix.

 

De même, les données de l'INSEE démontrent une augmentation de la confiance qu'accordent les Français.e.s au logement, et leur désir d'investir, données propices à une reprise du marché de l'immobilier. Le site des notaires de France, dans un récent article, a publié ses prévisions pour la fin de 2020, où les transactions immobilières, bien qu'en légère chute par rapport au début de l'année, reviendraient à la situation de janvier 2018 (environ 970 000 contrats), ce qui resterait à un niveau élevé. Selon la même source, le niveau de fin 2019 ne serait retrouvé que dans un an et demi.

 

Il est actuellement difficile de proposer des prévisions fiables à moyen et encore plus à long terme, car les courbes du chômage doivent être prises en compte, et que l'impact du coronavirus sur le plan social n'est pas encore entièrement arrivé à son terme. Il demeure qu'en l'absence de reconfinement, le marché continuera sa reprise. Certains experts appellent toutefois les Français.e.s à la prudence, et les invitent à suivre les évolutions du secteur au début de l'automne prochain.

 

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